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Loi Alur et état des lieux : ce que tout bailleur bordelais doit savoir

10 avril 2026 6 min de lecture

Adoptée en 2014 et précisée par décret en 2016, la loi Alur a profondément transformé la pratique des états des lieux en France, et particulièrement à Bordeaux où le marché locatif reste très tendu. Voici ce que tout bailleur doit absolument retenir en 2026.

1. L'état des lieux est obligatoire et opposable

L'EDL est un document contractuel annexé au bail. Sans lui, le logement est réputé loué en bon état, ce qui complique sérieusement toute retenue sur dépôt de garantie en cas de dégradation.

2. Forme du rapport : ce que la loi impose

  • Description précise par pièce et par équipement
  • Mention des relevés de compteurs (eau, gaz, électricité)
  • Photos datées et annotées pour chaque défaut significatif
  • Signature du bailleur et du locataire (ou de leurs mandataires)

3. Le plafond de 3 €/m² de surface habitable

Lorsque l'EDL est confié à un tiers professionnel comme H Solution Company, le bailleur peut facturer une part au locataire, plafonnée à 3 €/m² de surface habitable, et toujours inférieure ou égale à la part bailleur.

Exemple : pour un appartement de 50 m², la part locataire maximale est de 150 €.

4. À Bordeaux : un marché qui n'attend pas

Avec un taux de rotation locative parmi les plus élevés de France hors Paris, Bordeaux impose une rigueur particulière. Un EDL bâclé, c'est un litige garanti, et des semaines de procédure devant la commission départementale de conciliation.

Conclusion

Un état des lieux conforme à la loi Alur, ce n'est pas un détail administratif : c'est votre meilleure assurance contre les litiges locatifs. Faites-le bien, ou faites-le faire.

Prêt à passer à l'action ?

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